D’abord ils ont tué mon père (2017)

ÉCRIT PAR le 15 novembre 2017

Film intense, vu avec les yeux d’une enfant !

 

 

Sorti le 15 Septembre sur Netflix, D’abord ils ont tué mon Père est un Biopic réalisé par Angelina Jolie.

Ce film est basé sur le livre du même nom écrit par Loung Ung et fut présenté au Festival international du film de Toronto. Il a aussi été sélectionné par le Cambodge pour les Oscars 2018 dans la catégorie « Meilleur film étranger ».

D’abord ils ont tué mon Père est l’histoire vraie de Loung Ung qui a 5 ans lorsque Pol Pot et son régime communiste des Khmers Rouges prend le pouvoir au Cambodge en 1975.
On assiste alors à une descente aux enfers pour Loung, ses parents et ses 6 frères et sœurs qui dure 4 quatre ans; ils sont forcés à quitter leur maison à Phnom Penh par les Khmers Rouges et se mettent en route sans destination, voyagent de camp en camp, Loung finissant dans un camp pour devenir enfant soldat. Tout au long de ce film très intense, on voit une famille accablée par la peur que leur père soit démasqué comme étant employé de l’ancien gouvernement et donc une cible privilégiée des Khmers Rouges. Ils doivent finalement abandonner tout sauf leur identité, qu’ils sont obligés de dissimuler; allant jusqu’à cacher une chemise blanche lorsque sur l’ordre des Khmers Rouges ils se trouvent forcés a teindre tous leurs habits en gris, avec pour but d’effacer leur d’individualisme.

Loung Ung à également écrit un livre retraçant sa vie après le génocide du Cambodge, intitulé « Lucky Child ».

J’ai un ressenti mitigé pour ce film pour plusieurs raisons. D’abord car le film prend du temps pour vraiment commencer, durant cette première heure qui m’a semblée longue on voie Loung et sa famille voyager de camp en camp, avant que quoi que ce soit d’important n’arrive.
Ensuite, le film n’a pas beaucoup de dialogues, personnellement je trouve ça positif car cette absence de dialogues nous permet de nous focaliser sur la réalité des choses vues par Loung dans son enfance. Cependant je trouve le film très censuré, et c’est là où le problème se pose à mon avis: on parle tout de même d’un génocide qui à tué plus d’un quart de la population du Cambodge. C’est un film qui est à mon goût trop propre, on pense regarder un film de guerre qui traite des orphelins et des familles menacées, mais cette réalité des crimes des Khmers Rouges, leur violence, les meurtres d’hommes, de femmes et d’enfants n’est pas du tout représentée. Pourtant même une enfant de 5 ans à dû se rendre compte, pendant les quatre années qu’a duré ce régime, des violences contre les siens, des morts le long des rues, et des hommes ressemblant de plus en plus à des squelettes entrain de mourir de faim, pour ne citer que peu de l’horreur de ce génocide. Finalement, peut être qu’avec ses yeux d’enfant Loung n’a pas vu les cadavres se multipliant dans les rues, à moins que ces choses ne soient plus explicites dans le livre, en tout cas je l’espère, car c’est seulement à la fin de la seconde heure du film que l’on commence à ressentir que nous sommes bel et bien au milieu d’une salle guerre, avec des enfants soldats et un « brain-washing » de ces petits dans des camps d’endoctrinement. Dans ce film on découvre plutôt le ressenti des cambodgiens sur la vie de tous les jours, dans les camps de travail et camps d’endoctrinement, très brièvement on voit la famine dont est victime le peuple mais on se rend surtout compte de leur peur constante de leurs -très sarcastiquement- « camarades » Khmers Rouges.
En résumé, ce film nous donne une vision différente de la vie au Cambodge pendant le génocide Khmer Rouge, de ce fait je ne peux pas dire que ce soit un mauvais film, ce ne sont simplement pas les images que l’on pensait voir lorsqu’on a cliqué sur Play; je pensais voir les horreurs qu’on vécu ces gens mais la dureté des choses a été édulcorée.

Secret de tournage :
Pour Angelina Jolie, le tournage au Cambodge avec un casting et une équipe locale n’était pas négociable, mais il fallait être conscient du poids émotionnel lié a l’Histoire. Elle à dit :
« Beaucoup de gens n’ont pas encore parlé et parleront donc pour la première fois en revivant ces choses. Avoir quelqu’un en uniforme Khmer Rouge leur crier dessus à nouveau – qu’est ce que cela leur ferait? Nous avons donc beaucoup parlé. Rithy [Panh, co réalisateur, NDR] dialoguait beaucoup -aller dans les villages, parler aux chefs du village, expliquer à tout le monde étape par étape. Tout le monde avait le choix de participer ou non, de comment ils le feraient et d’y être préparé. Nous avons également eu des thérapeutes sur le tournage ainsi que des maisons spirituelles; Il était très important de prier… »

 

BO DU FILM D’abord ils ont tué mon père (2017)

 

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Critique publiée par Danielle Willies le 

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