Volonté de fermeture du point relais de la radio RC2 : Réponse aux dires de Mr le maire de Maromme tenus dans l’article du Paris-Normandie

Écrit par le 31 mai 2022

Le mercredi 25 mai à 10h00 se tenait une conférence de presse, dans les locaux de l’AGOEL (organe de gestion de la Radio RC2).

L’article paru dans le Paris Normandie du 31 mai 2022 (https://www.paris-normandie.fr/id311204/article/2022-05-30/maromme-la-mairie-ne-veut-plus-de-lactivite-de-relais-colis-par-la-radio), fait apparaître des réponses de Mr Le Maire de Maromme.

Pour rappel, la mairie de Maromme veut que l’AGOEL (Radio RC2) cesse l’activité Point de relais qu’elle exerce depuis novembre 2018 et la petite boutique associative (3 bonbons et 2 babioles). Différents arguments ont été avancés : trouble à l’ordre public, un manquement à la réglementation des normes des lieux de stockage des colis enfin, le dernier en date :  pas d’activité commerciale dans les locaux du 29 rue Berrubé.

Les activités principales de l’AGOEL sont la réalisation d’ateliers éducatifs et pédagogiques (majoritairement radiophoniques) et la gestion de la Radio RC2, radio FM éducative et de Musiques actuelles.

En 2017, lors du retour de l’ancien bureau parti en 2015, les comptes étaient à zéro et les dettes florissantes. L’activité était en péril, plus de salariés, plus d’ateliers. En un an et demi, l’association a été remise à flots, mais pas pour autant stabilisée. L’AGOEL n’avait pour seules ressources : la subvention FSER (Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique) provenant du ministère de la Communication, quelques publicités (dont l’usage est limité à 20% au risque de perdre le FSER) et les ateliers éducatifs et pédagogiques. Pour ces derniers, une tarification raisonnable a été mise en place afin de permettre l’accessibilité à toutes les écoles et structures, sans pour autant les mettre à mal financièrement.

Il a, donc, été décidé d’ajouter une activité commerciale de proximité apportant à l’association, un moyen de communication supplémentaire : pour le développement des activités pédagogiques, des anniversaires enfants au sein de la radio et de l’audimat ainsi qu’une ressource financière complémentaire, le tout permettant de maintenir l’équilibre financier et surtout le maintien de 4 salariés indispensables au bon fonctionnement de la radio et des activités.  Cela évite aussi, de dépendre des deniers publics de Maromme.

Le point relais et la petite boutique ne couvrent qu’une partie des besoins de l’association (15%) et ne sont, en aucun cas, ses activités principales. Elles obligent les bénévoles à être présents tous les jours de la semaine de 9h à 18h15 et le samedi de 9h à 15h15. Pour autant, elle permet de ne pas dépendre de subventions dont les attributions restent aléatoires (dépendantes du pouvoir politique et économique).

Lors de son interrogation par notre confrère du Paris Normandie, nous avons noté des réponses plutôt surprenantes. Il est avancé, par exemple, un nombre de 200 personnes par jour passant dans nos locaux. Recevant une moyenne de 80 colis jours, l’AGOEL s’interroge sur le chiffre avancé. Mr le maire semble menacer l’association de prévenir le Trésor Public, mais l’AGOEL met un point d’honneur au respect des lois.

Il n’est nullement interdit d’effectuer une activité commerciale pour une association loi 1901, la seule obligation est de ne pas distribuer les bénéfices entre les « actionnaires » (les bénévoles dirigeants dans le cas présent). De plus, cette activité est intégrée dans les statuts de l’association en tant que diversification de ressources.

L’association dépendant de structures étatiques, l’ARCOM (ex CSA) d’une part et du ministère de la communication d’autre part, l’ensemble des comptes est contrôlé par un expert-comptable, qui n’engagerait pas sa responsabilité, s’il y avait des activités illégales et ceci à juste titre.

Il semblerait que la mairie trouve que notre structure manque de transparence, pour autant, nous confirmons l’envoi des bilans et comptes de résultats annuellement ainsi que du rapport d’activités annuel à monsieur le Maire (il est bien entendu, que nous avons conservé les preuves pour 2018 et 2019). Le dépôt de ces dossiers en 2020 a été confié à l’un de nos salariés de l’époque, membre du conseil municipal pour une remise en main propre. Nous retournons le compliment : il y a un menteur parmi les deux parties ! Ce monsieur étant présent dans les locaux 35 heures par semaine, il a pu, lui aussi s’apercevoir de l’activité point relais et en témoigner auprès de monsieur le Maire.

Il est à noter que la transmission des bilans comptables et des rapports d’activité n’est nullement obligatoire vis-à-vis d’une commune. L’AGOEL a choisi, en toute conscience, de les transmettre uniquement par souci de transparence.

En effet, jusqu’en 2021, l’association comptait un salarié, membre du conseil municipal de Maromme et de deux bénévoles élus au Conseil d’administration de l’AGOEL, membres eux aussi du Conseil Municipal. Tout porte à croire que rien n’était caché à la ville de Maromme. En revanche, étrangement, deux d’entre eux sont partis peu de temps avant le courrier de monsieur le Maire, nous interdisant notre activité colis : départ prémonitoire….

De plus, les membres de l’AGOEL ne peuvent que s’étonner de cette interdiction soudaine et de ses dires : « il n’avait pas été informé de cette activité ». En effet, en 2019, présent dans nos locaux afin de réaliser une chronique d’Éducation Civique sur le rôle d’un maire, il nous a demandé combien nous apportait ces activités, et nous a félicité pour la diversification de ressources, en surenchérissant sur le fait que « cela était un service de proximité qui rendait service à la population de Maromme ». Ce même jour, monsieur le maire nous invitait à offrir une prestation de numérisation de photographies et vidéos… N’est-ce pas du commerce aussi ? Pourquoi si cela était interdit, ne pas nous l’avoir dit en 2019 et attendu juillet 2021 pour l’interdire ? De plus, la majorité des membres du Conseil de Maromme étaient clients du point relais de l’AGOEL.

La réalisation de nos prestations éducatives reste notre principale activité, mais ne permet pas d’équilibrer les budgets. Pouvoir se concentrer sur ces activités, serait d’un grand confort, mais ne serait pas réaliste aux vues des charges qui incombent sur l’association. Nous aurions compris la demande de monsieur le maire, s’il avait proposé en contrepartie une subvention couvrant nos besoins, mais cette demande a, d’ores et déjà, été rejetée. À la suite d’une conversation récente avec les services de la ville qui assuraient que la commune ne laisserait pas tomber l’association. Quelles sont les solutions de remplacement proposées ?


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